La Ratte du Touquet

2008, Année de la Pomme de Terre

Réalité et prise de conscience…

En proclamant 2008 ANNEE INTERNATIONALE DE LA POMME DE TERRE, l’ONU/FAO souhaite renforcer la prise de conscience du rôle que peut jouer la Pomme de Terre comme élément de réponse aux grands problèmes mondiaux que sont la malnutrition, la pauvreté et les menaces pour l’environnement.

En effet, face à l’obligation de s’adapter à la mondialisation, la sécheresse, l’appauvrissement, l’érosion des sols dus à une culture intensive, les petits agriculteurs et les populations urbaines des pays en voie de développement souffrent et ne peuvent plus garantir leurs subsistances.

La hausse générale des matières premières agricoles fait flamber les cours du blé, du maïs, du riz, du soja, du colza, qui en 2 ans ont doublé ou triplé… 40 % de hausse sur la seule année 2007 justifient à elles seules les « émeutes de la faim » qui ont éclaté récemment en Afrique, en Asie et en Amérique latine. Elles témoignent de façon criante de la gravité de la situation et des mesures d’urgence qui sont à prendre…

Vidéo publiée par la FAO (durée 5 min 25)

 La Pomme de Terre : pour un avenir sans faim ?

4 ème culture vivrière mondiale après le riz, le blé et le maïs, la culture de la Pomme de Terre a toujours depuis ses origines luttée efficacement contre les famines. Sa lointaine ancêtre la « papa » des Andes était le principal moyen de subsistance de millions d’Incas et reste aujourd’hui l’aliment de base des Péruviens…

Pour résoudre les problèmes de famines qui sévissaient en 1770, le célèbre pharmacien français Parmentier a su grâce à un habile stratagème et le soutien royal, développer sa culture en France où elle est à ce jour le « légume » le plus consommé

Alors aujourd’hui, bien que cultivée dans plus de 150 pays, sur une surface de 195 000 m2 pour une production mondiale de 315 millions de tonnes, la Pomme de Terre peut encore mieux faire et surtout, dans le contexte agricole mondial, elle peut être appelée à jouer un rôle décisif car elle a pour elle des atouts incontestables :

Economique, facile à cultiver, peu gourmande en eau, elle offre une grande productivité au m2, même si elle nécessite une main d’œuvre importante. C’est au contraire un argument qui en fait le produit idéal pour les pays en voie de développement : elle produit plus, pour moins de terre, et sous des climats plus rudes que n’importe quelle autre culture vivrière !

Nourrissante : riche en protéines, en glucides en vitamines C, B1 et B3, elle combine acides aminés et minéraux comme le potassium, le phosphore et le magnésium…Une véritable mine nourricière ! De part la diversité de ses variétés et de ses modes de consommation, c’est un aliment très « tendance » qui peut et doit, pour les besoins de la cause, devenir accessible au plus grand nombre.

Mais elle doit aussi préserver sa qualité qui lui confère une valeur ajoutée de plus en plus reconnue sur le plan culinaire et gastronomique où là, son rôle de «faire valoir» peut, à sa manière plus médiatique, apporter aussi sa contribution….