Les 6 producteurs

Qui a cultivé vos Ratte du Touquet ?

Retrouver le producteur, la photo de son champ, ainsi que son interview en vidéo !

 

Comment faire ? Sur l’emballage de vos Ratte du Touquet, vous trouverez une étiquette sur laquelle est mentionné le prénom du producteur qui a cultivé vos pommes de terre. Cliquez ensuite sur sa photo ci-dessous pour accéder à son portrait.



Légende des visuels : 1. Barquette bois 1 Kg | 2. NOUVEAU ! Sac papier 1,5 Kg pommes de terres non lavées | 3. NOUVEAU ! Sachet malin cuisson express 10 minutes au micro-ondes et à la poêle

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Dominique, une vocation depuis 45 ans

Une dizaine d’années après que son beau-père ait régénéré la Ratte, Dominique lui succède aux commandes de la carrière de cette pomme de terre. « Au départ, rien ne me destinait à la pomme de terre. Moi j’étais agriculteur et l’idée de devenir entrepreneur ne me plaisait pas trop. » Pourtant, Dominique accepte de relever le défi. Sa carrière sera une longue lutte pour l’innovation et pour s’imposer sur un marché pas forcément préparé à accueillir sa pomme de terre atypique.


Les aventures, les rebondissements et les anecdotes sont si nombreuses, que lorsqu’il raconte son histoire, Dominique s’emmêle les pinceaux dans les dates et la succession des événements. Dans les années 90, pendant une dizaine d’années, « jusqu’à la création du tunnel sous la Manche », il s’est rendu une fois par mois en Angleterre chez Mark&Spencer, qui commercialisait alors la Ratte. « Je prenais le bateau le matin, je discutais avec eux la journée puis je rentrais dans la foulée. C’était dur ! » En trente ans, Dominique a travaillé avec de grands chefs (Joël Robuchon, Alain Passard…), s’est fait « engueuler par Jean-Pierre Coffe », est passé à la télévision américaine dans un reportage sur la Ratte et a découvert le monde de la communication lorsqu’Amora a voulu mettre en scène la Ratte du Touquet dans une de ses publicités. « Pour moi qui venais de la terre, c’était un monde nouveau ».

« La Ratte, c’est  quarante cinq ans de ma vie ! »

 

Malgré tout, Dominique reste modeste : s’il est conscient que la Ratte est désormais attachée au nom de Dequidt, son histoire est avant tout « une expérience ». « Je n’en fais pas une gloriole, mais je vais bientôt avoir 67 ans et c’est vrai que quand je vois tout ça, je me dis quel parcours ! » Pourtant, la retraite ne semble pas faire partie de ses projets, puisqu’il en cultive toujours une vingtaine d’hectares : « On n’arrête pas comme ça ! La Ratte, c’est 45 ans de ma vie ! »

Intransigeant quand il s’agit de la qualité de la Ratte du Touquet, Dominique se dit « chanceux d’avoir des producteurs de qualité et qui ont tous des fermes certifiées ». L’environnement a d’ailleurs toujours fait partie de ses préoccupations et très tôt, la Ratte du Touquet a bénéficié d’un cahier des charges de culture. « Dans les premières années, j’ai couru après l’innovation. Maintenant encore, je dois donner le tempo. » Alors cette année, il a entraîné les 5 autres producteurs de la variété dans une démarche innovante centrée autour de l’environnement : la Charte Qualité Ratte du Touquet.

Mais s’il garde toujours un œil attentif sur la conduite de la carrière de la Ratte, il a laissé la place à ses successeurs et prend désormais le temps de la déguster : « aujourd’hui, je vais la manger au Café des Sports, au Touquet. Maintenant, je mange rarement autre chose que de la Ratte ! »

Les producteurs renouvellent chaque année leur engagement dans la Charte Qualité. Découvrez celui de Dominique.


Légende des photos : 1. Dominique, le « père de la Ratte du Touquet » | 2. Son champ de Ratte en juillet | 3. Les Touquet Plants à Montcavrel, fournisseur historique de plants de Ratte | 4. Un agrainoir à oiseaux installé dans la cour de son exploitation | 5. Un prélèvement de Ratte du Touquet au mois de juillet | 6. Un nichoir installé dans son exploitation


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Marc-Antoine, le protecteur des animaux

 

Marc-Antoine est agriculteur depuis 13 ans. Ce passionné de nature âgé de 40 ans, est associé avec un ami et des cousins, qui ont tous grandi dans les exploitations de leurs parents. Sa famille a découvert la Ratte du Touquet à ses débuts, lorsque Dominique Dequidt organisait des chantiers de ramassage à la main, et s’est lancée dans la mécanisation de la variété. Aujourd’hui, il cultive 48 hectares de Ratte du Touquet.

 

 

Spécialisé dans les légumes, Marc-Antoine aime cultiver la pomme de terre parce que « rien n’est organisé. Il y a toujours de nouvelles techniques et de nouveaux apprentissages ». Son métier, il l’aime surtout pour le contact : avec les hommes, la nature et les animaux. En tant qu’agriculteur, il se sent chargé d’un rôle social, d’accueil et d’explication de son travail à destination des personnes intéressées, mais aussi d’un rôle environnemental. « Les gens ont l’image d’un métier où nous sommes libres et indépendants, mais nous avons aussi la possibilité de faire changer le paysage. C’est un lourde responsabilité alors on essaie aussi de faire une bonne intégration paysagère de nos cultures. Depuis dix ans, il y a un vent d’environnement, on sent une volonté de bien faire ».

 

« L’important c’est d’essayer de faire un bon produit »

 

 

Dans son exploitation, les animaux sont choyés : on leur plante des haies et des jachères pour qu’ils puissent s’y développer à leur aise, on crée des nids, des nichoirs et des perchoirs pour les oiseaux qui peuplent les airs de la Baie de Somme toute proche. Marc-Antoine a même créé une ferme pédagogique et une conservatoire des races d’ânes un peu plus loin dans la région, avec l’espoir de rapprocher les gens de la terre et du métier d’agriculteur. Mais si l’observation et la protection des animaux sont ses passions, Marc-Antoine n’oublie jamais le produit et la qualité de sa culture : pour lui, « l’important c’est avant tout d’essayer de faire un bon produit. »

 

L’agriculteur aime son terroir et tente de conjuguer du mieux qu’il peut, la nécessité de nourrir le plus grand nombre avec la préservation des produits du terroir et la production de légumes de qualité. Pour lui, « la vraie modernité, c’est savoir s’adapter : préserver la tradition et le goût, plutôt que le productivisme ; allier le respect de l’environnement et la production en quantité suffisante. « 

Les producteurs renouvellent chaque année leur engagement dans la Charte Qualité. Découvrez celui de Marc-Antoine.

 

Légende des photos : 1. Marc-Antoine dans sa jachère | 2. Son champ de Ratte | 3. Son exploitation | 4. Un papillon butinant une fleur de phacélie | 5. La bordure fleurie de Marc-Antoine | 6. Des hirondelles installées dans ses locaux

 

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Olivier, l’amour du métier et du produit

 

Depuis son plus jeune age, Olivier veut devenir agriculteur. Pourtant, ses parents l’ont poussé à partir à la découverte d’autres professions. Pendant un an et demi, il a travaillé comme journaliste agricole, un métier dont il a gardé un goût pour le contact et la transmission, avant de reprendre finalement l’exploitation familiale.

 

 

Aujourd’hui associé à trois autres producteurs, Olivier est en charge de la production des pommes de terre. Il aime cultiver des variétés rares car « c’est un peu comme faire du champagne. Il y a une satisfaction de bien faire notre travail lorsque ça fonctionne ». Si l’agriculture l’a toujours attiré, c’est pour les « challenges qu’elle lui lance » et parce que la direction que peuvent prendre son travail et sa carrière dépend essentiellement des « opportunités et rencontres au fil de la vie ». Un goût du hasard et de l’imprévu qu’il partage avec tous les autres producteurs de Ratte du Touquet.

« La technologie ne coupe pas de la tradition »

 

Olivier aimerait pouvoir davantage expliquer son métier autour de lui. « Le mode de vie très citadin fait que  les gens ne comprennent pas très bien en quoi cela consiste d’être agriculteur, aujourd’hui ». Avec les producteurs environnants, il a organisé il y a quelques années, des « tours de plaine » pendant lesquels ils faisaient visiter aux riverains les différentes cultures de leurs exploitations. Il a réalisé qu’il était « nécessaire de discuter pour faire tomber les a priori et expliquer que la technologie ne coupe ni du métier, ni de la tradition. »

 

Au quotidien, Olivier pratique l’agriculture raisonnée. Cela lui permet d’être acteur de son métier et d’anticiper les risques et les réglementations. Il assure ainsi une traçabilité totale de toutes ses actions, mais il le fait surtout parce que « ça aide à progresser dans le travail ».  Il a aussi installé une station météo à côté de son champ de Ratte. Fonctionnant à l’énergie solaire, elle lui envoie à la demande, un bilan de la température, de l’hygrométrie, de l’évaporation… qui lui permet de savoir quand il est nécessaire d’irriguer ou non.

Aujourd’hui, à 37 ans, ce qu’il aime le plus dans son métier est la même chose que ce qui lui plaisait enfant : attendre le calme de l’hiver ou la luminosité du printemps, et vivre intensément les changements de saison depuis son champ.

Les producteurs renouvellent chaque année leur engagement dans la Charte Qualité. Découvrez celui d’ Olivier.

 

Légende des photos : 1. Olivier | 2. Son champ de Ratte | 3. Son exploitation au loin | 4. Un nichoir installé à l’entrée de son exploitation | 5. Sa jachère fleurie | 6. Sa station météo installée en bordure d’un champ de Ratte du Touquet

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Suivez la culture en vidéo avec Olivier !

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Olivier est agriculteur. Il cultive la Ratte du Touquet depuis 7 ans. Cette année, il a décidé de vous faire partager son quotidien et de vous raconter les grands étapes de la culture de la Ratte. Pour cela, il a emmené sa caméra dans les champs et nous ramène, tous les mois, une nouvelle vidéo !

Prochaine vidéo : la récolte


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Benoît, l’environnement en famille

 

A 35 ans, Benoît est agriculteur depuis plus de 10 ans. Originaire de l’Oise, il aime sa région d’accueil pour ses terres riches et son terroir. « L’agriculture y est très changeante car il y a des différences d’altitude, on peut faire des cultures très diversifiées ». Après avoir passé son enfance dans la ferme familiale, l’agriculture était une évidence pour lui autant par amour de la nature que d’un point de vue patrimonial, pour « garder les fermes qui sont dans la famille ». Si l’agriculture qu’il pratique en association avec ses parents est fondamentalement moderne par sa technique et son souci de l’environnement, la tradition fait aussi pleinement partie de sa conception du métier.

Benoît aime l’agriculture car elle permet d’être multi-tâches, de travailler au contact de la terre autant qu’à la gestion de l’exploitation. »Chaque année apporte un nouvel enseignement, il faut toujours se remettre en cause. Mais c’est aussi ce qui est difficile. »

« Chaque année apporte un nouvel enseignement »

« C’est un travail dont il est difficile de sortir car on le vit en permanence ». Alors pour essayer de relativiser et d’entretenir une plus grande ouverture d’esprit, Benoît s’implique dans des activités para-agricoles, notamment environnementales. Sa ferme est certifiées ISO 14001, un système de management environnemental qui l’engage à chercher chaque année des moyens de progresser et de réduire son impact sur l’environnement. Régulièrement, il se réunit avec les autres producteurs qui ont opté pour cette certification, afin de discuter des améliorations que chacun à mis en place. Pour lui, le progrès environnemental est une nécessaire évidence car il est très sensible à la préservation de l’environnement, mais c’est une pratique qui évolue lentement, car « les bonnes démarches restent de niche ». Sa participation à la Charte Qualité semblait donc logique.

Benoît aimerait que l’on parle davantage de son métier, mais déplore que « ce soit tout de suite perçu comme une propagande. Il y a beaucoup de préjugés et de mauvaises perceptions qui mériteraient d’être expliquées,  il faut prendre du temps pour l’expliquer, sinon c’est réducteur. Le travail de la ferme ne s’évalue pas sur une courte période ».

Les producteurs renouvellent chaque année leur engagement dans la Charte Qualité. Découvrez celui de Benoît.

Un prélèvement au mois de juillet

Légende des visuels : 1. Benoît fait un prélèvement | 2. Son champ de Ratte du Touquet a une superficie de 10ha | 3. L’entrée de son exploitation | 4. Sa jachère de phacélie | 5. Un prélèvement de Ratte au mois de juillet | 6. Implantation d’une haie en bordure de champ de Ratte

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Audouin, le gastronome

 

Même s’il est né à Paris et y a vécu jusqu’à ses 30 ans, Audouin se définit comme un « vrai terrien ». Après quelques années de travail dans la finance, il change radicalement de vie suite à une opportunité familiale, et reprend l’exploitation de son frère à Prouzel. Amoureux de la terre depuis toujours, Audouin ne regrette pas la vie parisienne. « La nature est belle, c’est un monde qui vit ! Et puis on voit qu’on est une petite chose face à la nature, on relativise. » Aujourd’hui, il travaille avec son fils, qui se prépare à prendre la relève, et cultive une cinquantaine d’hectares de Ratte du Touquet.

La Ratte, Audouin l’a découverte au début des années 80. A la recherche de produits de haute qualité pour son exploitation, il rencontre Dominique par l’intermédiaire d’un ami. Dominique lui fait goûter la Ratte et Audouin est conquis. Avec Jean-Pierre Guisset, les trois producteurs vont s’associer en 1986 et se répartir les tâches. Audouin prend en charge la communication de la Ratte du Touquet et installe un centre de conditionnement dans son exploitation à Prouzel. A cette époque, il s’occupait notamment des emballages (« une expérience novatrice et enrichissante ») et a travaillé avec plusieurs grands chefs : « on essayait de faire progresser la variété et de refléter sa qualité via les recettes et les emballages ».

« Les agriculteurs sont très amoureux


de leur métier »

S’il a, depuis, cessé une partie de ses activités, Audouin continue à produire cette pomme de terre qu’il « chérit tout particulièrement » car « elle n’a pas son pareil en saveur : elle possède un goût de châtaigne (et non de noisette !) très prononcé, elle est longue en bouche et même un peu croquante ». Fin gourmet, il déguste la Ratte au naturel (« avec une noix de beurre, un peu de sel et de poivre ») ou avec des plats en sauce. Son secret, c’est d’utiliser les Ratte cuites la veille et de les faire griller avec la peau au grille-pain, le lendemain. « Ca caramélise un peu la peau, c’est rapide et très bon ! »

Audouin se définit comme un « écologue » plus qu’un écologiste, privilégiant la mesure et le raisonnement au radicalisme, et déplore que l’image que l’on se fait des agriculteurs ne correspondent qu’à une très petite minorité. « Si certains ont insuffisamment tenu compte de l’environnement, en partie parce qu’il n’avaient pas les connaissances dont on dispose aujourd’hui, les agriculteurs sont pour la plupart très amoureux de leur métier et n’ont pas envie d’appauvrir leur capital terre ». Et pour cause : Audouin a planté des haies pour le gibier et l’intégration paysagère de ses cultures, des bandes enherbées pour éviter l’érosion des sols, et plus de 25000 arbres dans ses bois. Il est également administrateur du Syndicat de la Selle, la rivière qui passe aux environs de son exploitation, qui travaille à l’entretien et au bon état sanitaire de la rivière. Des démarches, comme la Charte Qualité, qu’il qualifie d’ « écologie positive : pas celle qui nous oblige à revenir à des temps anciens, avec le bérêt », mais celle qui prend aussi en compte la technique moderne et les nécessités de production.

Les producteurs renouvellent chaque année leur engagement dans la Charte Qualité. Découvrez celui d’ Audouin.


Légende des photos : 1. Audouin dans son champ | 2. Son champ de Ratte | 3. Son exploitation | 4. Sa jachère fleurie| 5. La Selle passe aux environs de son exploitation| 6. Les coquelicots, fleurs mellifères, poussent souvent en bordure de champs

Audouin raconte la Ratte du Touquet pour l’émission Côté jardins (France 3)

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Eric, pour une agriculture durable

 

Eric a 48 ans et a débuté l’agriculture avec l’idée d’arrêter la culture de pomme de terre, qui ne poussait pas très bien dans ses terres. Finalement, il a découvert la Ratte il y a une dizaine d’années, qui, elle, s’adaptait à son terroir et s’est depuis, passionné pour la culture de la pomme de terre. Si, étant enfant, l’agriculture n’était pas une vocation,  Eric s’est finalement pris de passion pour ce métier, au moment de reprendre l’exploitation familiale.

Ancienne ferme d’élevage (à l’époque de son grand-père), son exploitation s’est recentrée vers la culture, d’abord avec son père puis complètement lorsqu’Eric a pris la suite. Son exploitation est certifiée ISO 14001, une « boucle de progrès » axée principalement sur l’environnement, mais aussi le social et la gestion des risques. « Vous partez d’une base, d’un certain nombre de normes à respecter, puis vous vous engagez à améliorer régulièrement votre exploitation. C’est une gestion quotidienne. »

« Ce qui est motivant, c’est qu’on est à plusieurs. On a créé une association, on a des réunions et on se rencontre, on va visiter les fermes pour voir ce que chacun a fait dans son exploitation. On se motive les uns les autres. » Eric voit également les certifications comme des outils qui les aident à être plus structurés et à mieux travailler. « Même si la certification n’est pas encore très connue du grand public, j’espère qu’une démarche comme la Charte Qualité permettra de faire connaître nos actions aux consommateurs et de leur montrer notre respect du terroir. » Il a en tous cas confiance en l’avenir : « je sais qu’il va y avoir des progrès d’ici 5 ans, que la recherche va apporter des solutions.  Je suis volontaire pour aller vers des techniques nouvelles, pour essayer des choses. »

« J’aime cultiver des variétés anciennes car ce sont de beaux challenges »

Il y a environ 4 ans, il a mis en place la micro-irrigation dans son exploitation. « On met un tuyau sur chaque butte de pomme de terre. On déroule 12 000 mètres de tuyau sur chaque hectare de pomme de terre et ça irrigue au goutte à goutte. Techniquement, c’est très bien : ça améliore la qualité du produit et on diminue les quantités d’eau de 30% mais c’est un gros investissement et la mise en œuvre est difficile car c’est encore très peu mécanisé. »

Eric aime l’agriculture car c’est un défi permanent qui le stimule et le pousse à s’améliorer. « On a une ferme qui n’est pas facile, car le terrain est très vallonné et on a certaines terres calcaires, qui sont sensibles par exemple au gel. Mais souvent, les personnes qui ont des conditions plus difficiles sont obligées d’être plus motivés, sinon elles se découragent et n’avancent pas. » Il aime cultiver de vieilles variétés car ce sont de « beaux challenges : on les bichonne, on les valorise… tant qu’on est accompagnés par quelqu’un qui a conscience de la difficulté, je trouve ça intéressant. »

Son goût pour ce métier, c’est aussi tout l’amour de la nature. « On a un site qui est assez exceptionnel, avec des terres en friches qui sont entrain de passer Natura 2000, donc on a toujours été sensibilisés à la nature et j’ai envie de laisser une terre propre à mes enfants. J’ai d’ailleurs l’un de mes fils qui a entamé des études d’agriculture. Je suis content qu’il ait choisi cette voie, ça aurait été dommage qu’on ait fait tous ces efforts pour qu’ils s’arrêtent. »

Les producteurs renouvellent chaque année leur engagement dans la Charte Qualité. Découvrez celui d’ Eric.

Légende des photos : 1. Eric, producteur de Ratte du Touquet | 2. Il cultive 3ha de Ratte du Touquet | 3. Son exploitation | 4. Eric a planté une jachère mellifère dans son exploitation| 5. Un prélèvement de Ratte à quelques semaines de la récolte| 6. Le grand-père d’Eric, qui était éleveur, participait à des concours agricoles

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