Préservons la biodiversité !

Protéger la biodiversité

Dans le cadre de la Charte Qualité Ratte du Touquet, nous avons voulu aussi accorder une place à la protection de la biodiversité. Nous avons notamment mis en œuvre plusieurs actions pour lutter contre la disparition des abeilles (plantation de jachère, partenariat avec le Syndicat des Apiculteurs du Boulonnais pour leur fournir des graines de jachère et financer la création de matériel éducatif…), mais aussi d’autres actions de défense des animaux qui entourent nos exploitations.

 

La Côte d’Opale regorgeant de multiples espèces d’oiseaux marins et migrateurs, nous avons pris quelques mesures concernant les oiseaux :

• installation d’agrainoirs à oiseaux sédentaires
• installation d’une mangeoire à passereaux
• installation de nichoirs pour les rapaces nocturnes ou les chouettes
• mise en place de protection pour faciliter l’implantation des nids d’hirondelles

Afin de protéger la petite faune sauvage et le gibier qui peuplent les bois aux environs de nos exploitations, nous avons également mis en place des haies dans nos champs. Elles ont pour but :

• de permettre une bonne intégration paysagère des cultures
• de séparer les parcelles
• d’offrir un espace de vie et de nourriture pour la faune

Une troisième mesure qui nous a semblé importante, était de trouver une manière de familiariser nos employés à la biodiversité environnante. Nous avons donc recensé toutes les espèces potentiellement présentes autour de nos exploitations et avons mis en place un poste d’observation avec la liste des espèces à observer, leurs visuels, ainsi que des jumelles.


 

Légende des visuels : 1. Un nichoir installé dans un arbre | 2. Un agrainoir | 3. Sensibilisation des employés à la biodiversité | 4. Faciliter l’installation des nids d’hirondelles | 5. Implantation de haies en bordure des champs | 6. Fourniture de graines de jachère aux Syndicat des Apiculteurs du Montreuillois


Publié dans Nos initiativesCommentaires (2)

Favoriser la pollinisation

Dans le cadre de l’année internationale 2010 de la biodiversité, les six producteurs militants pour une agriculture responsable ont eu envie d’étendre leur action au-delà de leur seule culture et de la Charte Qualité. Ils ont donc décidé de se mobiliser pour la préservation des abeilles, qui contribuent en grande partie à la reproduction des plantes, grâce au soutien et à l’implication de Robert Therry, un apiculteur engagé.

Démarches mises en place

Dans le cadre de la Charte Qualité Ratte du Touquet
  • plantation dans chaque exploitation d’une bordure fleurie (jachère mellifère) correspondant à 2% de la surface cultivée en Ratte, et ceci à moins de 3km d’une ruche,
  • lutte contre les parasites avec des produits qui protègent les abeilles.


Le coup de pouce de la Ratte du Touquet

Afin d’apporter un peu de soutien à l’apiculture de la région et des environs de leurs exploitations, les producteurs ont décidé, grâce à la collaboration de Robert Therry, d’aider le Syndicat des apiculteurs du Montreuillois (75 adhérent, 722 ruches) à hauteur de 2000€ en :

  • fournissant à ces soixante-quinze apiculteurs des graines en vue de planter de la jachère mellifère dans les environs des ruches,
  • subventionnant la création de matériel éducatif (affiches, panneaux, documentations…) pour sensibiliser les écoles et les villages à la protection des abeilles.

 

Légende des visuels : 1. Une jachère fleurie | 2. Subvention de la création de matériel éducatif | 3. Les apiculteurs Robert Therry et son fils ont participé au partenariat avec la Ratte du Touquet | 4. Fourniture de graines de jachère mellifère au Syndicat des Apiculteurs du Montreuillois

 

En savoir plus sur la protection des abeilles

Publié dans Favoriser la pollinisation, Préservons la biodiversité !Commentaires (2)

Tout savoir sur les abeilles

Robert Therry, apiculteur sur la Côte d’Opale depuis plusieurs générations et fondateur du musée vivant de l’abeille à Bouin Plumoison, nous fait partager un peu de son savoir sur les abeilles…

 

Organisation de la ruche

Les ouvrières sont celles qui travaillent. Elles se nourrissent de pollen et de miel. Leur tâche évolue au fil de leur vie et en fonction de leur développement. Elles débutent par le nettoyage des alvéoles après éclosion puis, au bout de quelques jours, lorsque leur corps se met à sécréter de la gelée royale, elles deviennent des nourrices. Elles travaillent ensuite à l’intendance de la ruche et, lorsque les glandes qui sécrètent la cire sont développées, des cirières qui fabriquent les alvéoles. Elles passent ensuite encore quelques jours à garder l’entrée de la ruche avant de pouvoir enfin sortir de la ruche (à partir du 22e jour),  pour devenir des butineuses, et ce jusqu’à la fin de leur vie. En été, leur durée de vie n’est que de 6 semaines, mais les abeilles d’hiver vivent plusieurs mois.

Les mâles ne sont présents dans la ruche que pour féconder la reine. Le moment venu, seule une dizaine d’entre eux aura ce privilège. Ils mourront tout de suite après et les abeilles cesseront alors de nourrir les mâles restants, devenus inutiles.

La reine, quant a elle a une durée de vie de 4 à 5 ans car elle se nourrit exclusivement de gelée royale (une substance sécrétée en très petite quantité par les abeilles). Son rôle est uniquement de pondre. Elle n’est fécondée qu’une fois dans son existence et pond ensuite 1000 à 2000 œufs par jour.

 

La pollinisation par les abeilles

Lorsqu’elles butinent, les abeilles récupèrent le nectar mais aussi le pollen qui se trouve sur les étamines et constitue une source de protéines pour elles. Elles se posent sur une fleur, stockent le pollen dans leur jabot, puis se rendent sur une autre fleur, où elles perdent un peu du premier et reprennent du nouveau, et ainsi de suite. C’est ce qui permet la fécondation des plantes. Et comme pour remplir leur jabot, elles doivent parcourir 150 à 200 fleurs, elles sont particulièrement précieuses pour la biodiversité !

Les jachères mellifères permettent aux abeilles non seulement de disposer d’une large provision de pollen, mais aussi, lorsque la floraison est tardive, de faire des réserves de miel pour passer l’hiver et redémarrer vigoureuses au printemps.

 

La récolte du miel

Chacune de nos ruches contient environ 40 000 à 50 000 ouvrières, un millier de mâles et une reine. Comme ce sont des travailleuses très organisées, elles produisent du miel en quantité bien supérieure à leurs besoins. Au minimum deux fois par an (davantage si l’on souhaite des récoltes particulières), nous récoltons le miel. Chaque ruche produit en moyenne 5 à 15 kg de miel par an.

Légende des visuels du haut : 1. Une abeille entrain de butiner | 2. Robert Therry, apiculteur sur la Côte d’Opale | 3. Quelques ruches | 4. Un apiculteur au travail | 5. Exemple de matériel pédagogique | 6. L’entrée d’un ruche

Publié dans Préservons la biodiversité !, Tout savoir sur les abeillesCommentaires (0)

Robert Therry, un apiculteur militant


Robert Therry est apiculteur depuis la fin des années 1980. Chez lui, l’apiculture est une histoire de famille, puisqu’il est né au milieu des abeilles de son père. Aujourd’hui, il travaille avec son fils et possède entre 150 et 200 ruches, grâce auxquelles il fabrique tous les produits possibles issus de la ruche.

Son goût pour son métier, il aime le partager puisqu’il a créé un musée vivant de l’abeille à Bouin Plumoison (Pas-de-Calais) où il explique chaque année à 5000 enfant et 15000 adultes, le mode de vie des abeilles, leur importance dans la biodiversité et les raisons de leur disparition. Depuis des années, il se déplace également dans les écoles et collabore avec le département du Pas-de-Calais qui s’est engagé à 62 actions en faveur de l’environnement et de la biodiversité, parmi lesquelles l’installation de ruches sur le toit du Conseil Général. Il envisage même de créer une école d’apiculture.


Robert Therry et le département du Pas-de-Calais


MUSÉE VIVANT DE L’ABEILLE D’OPALE
Exposition, salle de conférence, jardin de plantes mellifères et ruches, vente de produits…
923 Rue Nationale
62140 BOUIN PLUMOISON
Tél. 03 21 81 46 24

Ouverture :

Mardi au samedi : 14h – 18h
Dimanche et fériés : 15h – 18h

Accès gratuit pour les individuels.


Légende des visuels : 1. Robert Therry | 2. Son fils, qui travaille avec lui | 3. Quelques unes de ses ruches

Publié dans Préservons la biodiversité !, Robert Therry, apiculteurCommentaires (0)