C’est comme Monsieur Jourdain qui faisait de la prose sans le savoir, la locavore qui sommeillait en moi s’est révélée depuis qu’une statistique américaine m’est tombée dessus. Sans doute l’effet Obama me direz-vous, me rendant soudainement très perméable à tout ce qui se fait outre-Atlantique.
Il s’agit du concept du « food miles », soit la distance parcoure par nos aliments de la terre à l’assiette. Aux USA, la moyenne est, tenez-vous bien, de 2400km. 2400km pour une fraise ou un yaourt !! Ça m’a collé un sacré jetlag !
Alors pour équilibrer mon bilan carbone de ce jour, j’ai tenté l’expérience locavore qui consiste à ne consommer que des produits n’ayant pas fait plus de 160km.
Bizarre ce chiffre ? Juste la traduction de 100 miles qui tombe peut-être bien pour les Américains mais qui ne m’arrange pas du tout puisque cela met hors de portée mon trio préféré : moules/frites/bière.
Qu’à cela ne tienne ! L’automne n’est pas la pire des saisons et la vallée de Chevreuse la pire des régions pour se nourrir local : des oignons, du potiron, des pommes de terre et je demande un joker pour l’huile d’olive ! Accordé ! Cela s’appelle l’exception Marco Polo qui autorise le sel, le poivre et un petit plaisir lointain. Voilà de quoi faire un beau gratin ! Trop fort la locavore !
GRATIN DE RATTE DU TOUQUET AU POTIRON
Pour 4 personnes, préparation : 15 minutes, cuisson : 40 minutes
16 Fines de Ratte du Touquet, 400g de potiron, 1 bel oignon, 3 gousses d’ail, 3 branches de romarin, 5 cuillérées à soupe d’huile d’olive, sel, poivre
Brossez les fines sous l’eau. Séchez-les bien. Coupez-les en deux dans leur longueur.
Épluchez et coupez le potiron en morceaux. Ils doivent avoir le même calibre que les Fine pour une cuisson homogène.
Épluchez et émincez l’oignon. Épluchez et passez au presse ail les gousses. Ciselez finement le romarin.
Dans un grand bol , versez tous les ingrédients. Salez, poivrez. Mélangez bien pour bien enrober l’ensemble d’huile et de romarin. Placez ensuite dans un plat. Enfournez pour 40 minutes dans un four préchauffé à 180°. Vérifiez la cuisson. Servez accompagné d’une salade. Un délice.
Mon petit plus : Il existe de nombreuses variétés de potiron. Ma préférence va à la Butternut qui porte si bien son nom : noix de beurre.
Bon appetit !
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FINE d’esprit, connaissant ses CLASSIQUES et surtout très GOURMANDE … Malheureusement, il ne s’agit pas de moi mais des calibres de la Ratte du Touquet ! Mais j’ai quelques atouts pour servir la princesse des pommes de terre : des humeurs que je passe volontiers par écrit et une fine bouche pour vous permettre de passer à table.Retrouvez-moi régulièrement pour mes billets et mes recettes.
À bientôt, Domitille.





Locavore = développement durable
Bonjour,
Je suis journaliste stagiaire au CFPJ (école de journalisme). Je réalise une enquête sur les locavores à Paris. En connaissez-vous? Pourrions-nous en discuter?
En tant que cuisinière, que pensez-vous des locavores?
N’hésitez pas à me contacter au 06 75 01 69 12
Bien à vous
Gabrielle Quignard
bonjour,
je crois qu’il faut différencier un locavorisme « pûr » à savoir qui se limite à ue consommation STRICTEMENT local, et un locavorisme de bon sens qui priviligie pour un même produit, celui produit localement ou au plus prêt.