Avant, l’Avent était un moment inoubliable qui permettait à Noël de ne pas se contenter d’une seule journée de fête. On commençait dès la Saint André et les enfants décomptaient les jours avec un calendrier. Temps de rêves et de désirs mais aussi de partage et de générosité pour cette période très chrétienne qui tire son nom du latin adventus qui signifie avènement. Celle du Messie en l’occurrence.
Mais je vous parle d’un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître.
Et puis il y a eu comme un léger dérapage de nos pratiques. Un peu plus commerciales qui nous faisaient entendre du « Jingle Bells » dès le 25 octobre dans les centres commerciaux, avec leurs vitrines enneigées alors que ma bonne mine affichait encore l’influence de mes vacances d’été. On commençait très tôt, juste pour éviter dans nos fièvres acheteuses, la rupture de stock de la mallette Princess Super Vanity. Histoire de ne pas prendre le risque de recevoir dans la figure et dans les oreilles avec des cris de Barbie outragée, la mallette Sweetheart Glamour qu’on aurait pris à la place parce qu’il ne restait plus que ça le 10 décembre !
Mais ça, c’était avant. Avant le mois de septembre 2008. Parce que début décembre, à part mon pharmacien, personne n’a encore fait sa vitrine. Même la mairie si prompte à installer les illuminations dans les rues dès novembre pour les retirer mollement début février, n’a pas encore pointé le premier quart du dixième d’une ampoule.
La crise nous licencierait-elle nos lumières de Noël ? Serions-nous chocolat ?
Mais pas du tout ! Fini les brebis égarées dans l’enfer de la consommation. On revient aux fondamentaux ! Et vas-y que je te bricole des déco en glanant dans les sous-bois des pommes de pin et des branchages, que je t’emballe les cadeaux avec du papier recyclé et que je te prépare des dîners divins avec des pommes de terre ! Et oui, c’est la réconciliation du céleste et du terrestre.
Et pas seulement pour un soir !
J’ai décidé de prolonger mon Avent jusqu’à la Saint Glinglin. Parce qu’un petit refrain me trotte dans la tête. Le refrain d’un chant qui me bouleversait petite à la messe de Minuit. « C’est Noël sur la terre chaque jour, car Noël, oh mon frère, c’est l’amour. »
Les fondamentaux, je vous dis…
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FINE d’esprit, connaissant ses CLASSIQUES et surtout très GOURMANDE… Malheureusement, il ne s’agit pas de moi mais des calibres de la Ratte du Touquet ! Mais j’ai quelques atouts pour servir la princesse des pommes de terre : des humeurs que je passe volontiers par écrit et une fine bouche pour vous permettre de passer à table.Retrouvez-moi régulièrement pour mes billets et mes recettes. À bientôt, Domitille…



